Pendant près de deux semaines, les pays signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) vont se réunir en Écosse à l’occasion de la COP26. Lors de cette conférence qui s’ouvre dans dix jours (31 octobre au 12 novembre), les États du monde entier auront donc deux semaines pour négocier et s’engager plus concrètement sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. A cet effet, plusieurs pays peaufinent leur position en prévision des négociations.

C’est aussi le cas du Togo. A cet effet, du 14 au 15 octobre 2021, le ministère de l’environnement et des ressources forestières en collaboration avec le PNUD  a organisé un atelier à l’intention des différents acteurs impliqués. Et la position du Togo par rapport aux précédentes COP ne change pas. « Depuis la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques en 1995 et du protocole de Kyoto en 2004 et tout récemment l’Accord de Paris en 2017, le Togo s’est résolument engagé à participer aux efforts mondiaux de lutte contre les changements climatiques visant à maintenir l’augmentation de la température mondiale en dessous de 2°Celsius », a indiqué FOLI BAZI Katari, ministre de l’environnement et des ressources forestières.

Concrètement, le Togo s’inscrivant dans  la logique de l’engagement des pays du monde  à limiter le réchauffement planétaire en dessous  de 2°, s’est engagé à réduire volontairement ses émissions de 11,14% à l’horizon 2030.  « Cet effort devrait être porté à 31,14% si le pays bénéficie de l’accompagnement de ses partenaires », explique le Ministère de l’environnement.  Et les autorités togolaises comptent mobiliser les ressources lors de cette conférence.

En attendant, le pays peut compter sur le PNUD. « Le PNUD est résolument engagé à accompagner le Togo dans ses efforts de lutte contre le changement climatique à travers l’appui à la mise des œuvres des projets tels que les éco-villages, l’accélération de l’accès aux énergies renouvelables, l’autonomisation économique des populations en milieu rural, la gestion durable des terres et des écosystèmes semi arides, le renforcement de la résilience climatique des communautés rurales vulnérables etc. », a déclaré Aliou Dia, représentant résidant du PNUD au Togo.

Quels sont les enjeux de cette COP26 ?

Lors d’un discours prononcé le 12 octobre dernier à l’Unesco, Alok Sharma, ancien secrétaire d’État aux Affaires, à l’Énergie et à la Stratégie industrielle du Royaume-Uni qui présidera la Conférence des parties a été clair : « Les dirigeants mondiaux doivent honorer la promesse faite ici à Paris » en référence à l’accord de Paris, et donc limiter le réchauffement climatique à un niveau bien inférieur à 2, de préférence à 1,5 degré Celsius. « Les dirigeants mondiaux ont établi un consensus avec ambition et espoir, mais ce n’était que le début du chemin pour s’attaquer au changement climatique » a-t-il ajouté.

Pour arriver à respecter cet accord, le président de la COP26 a fixé quatre objectifs à chaque pays signataire, à savoir « a réduction des émissions, l’adaptation au changement climatique, le financement et la collaboration ».

Si certains attendent beaucoup de cette COP26, d’autres ont peu d’espoir. C’est notamment le cas de la militante suédoise Greta Thunberg. « Dans l’état actuel des choses, cette COP n’amènera pas de grands changements », a-t-elle confié le 16 octobre dernier à l’AFP.

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