Le contournement de Lomé, l’une des importances routes construites dans le cadre de la politique des grands travaux, détient désormais la palme de l’axe le plus mortel de la capitale togolaise avec une moyenne de 4 décès par mois.  Entre excès de vitesse, dépassement défectueux et défaut de maitrise, les causes de cette triste renommée sont multiples.

Les six derniers mois c’est-à-dire le deuxième semestre de 2021, selon les chiffres publiés par le Ministère de la sécurité et de la protection civile, les accidents sur le grand contournement ont fait 24 morts. Un chiffre alarmant. En effet, le nombre de morts constaté sur cette route dépasse ceux de certains axes nationaux. A titre d’exemple, c’est plus que les routes nationales Lomé Kpalimé-Atakpamé et Lomé-Vogan réunies.

Les causes de cette mauvaise sont amputées aux usagers. Excès de vitesse, dépassement défectueux et défaut de maitrise sont les principales des accidents. « Une fois sur deux quand j’emprunte cette route, je vois un accident. Et très souvent, c’est grave », a confié à notre rédaction usager du contournement.

En élaborant ce projet, les autorités ont mis en avant son impact économique et social pour les populations surtout riveraines. A cet effet, il a expliqué que cette voie, une fois achevée, permettra de rendre la circulation fluide en ville, d’éviter que les camions gros porteurs communément appelés titans, ne traversent plus la ville et de rendre plus compétitif le Port Autonome de Lomé (PAL). Visiblement, le revers de la médaille n’a pas été suffisamment étudié. Il urge donc que les mesures urgentes soient prises pour éviter que « cette route ne se transforme en une hécatombe », averti un conducteur de tricycle habitué du contournement. En attendant, prudence.

A l’échelle nationale,  la nationale numéro 1 ( Lomé-Cinkassé) est la route la plus mortelle au deuxième semestre 2021 avec 107 morts enregistrés.

 .

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here