Le ministre Oladokoun de l’environnement, du développement durable et de la protection de la nature a organisé une réunion d’échanges à son cabinet, le 30 avril 2020. Ont pris part à cette rencontre les directeurs régionaux (DR) de la Centrale, des Plateaux, de la Maritime et certains directeurs préfectoraux (DP) de ces zones. Le but est de leur rappeler une fois encore leurs missions et de dénoncer aussi les mauvaises pratiques constatées ces derniers temps sur le terrain. Il s’agit notamment des coupes illégales sur le territoire togolais, plus précisément dans les préfectures de Wawa, de Tchamba, d’Agou, de Danyi et autres. A cela s’ajoutent, le non-respect du nombre exact des produits  transportés et des sites exacts des coupes.

Au regard de ces vices qui n’honorent pas la corporation, le prof. Oladokoun a demandé à ses collaborateurs de ne plus saper les efforts mis en œuvre par le ministère, qui se bat pour améliorer les conditions de travail de ses services déconcentrés.

Parlant des postes de contrôle, il est important  que les DP et DR soignent l’image du MEDDPN, en dénonçant  le comportement des agents de contrôle et de certaines équipes mobiles, qui prennent de l’argent auprès des opérateurs économiques de la filière bois et des transporteurs. Ces derniers reçus auparavant par le ministre ont avoué la complicité des DP et de certains agents.

Ainsi, selon le ministre, tous les véhicules en infraction et leurs co-auteurs y compris les agents des eaux et forêts répondront de leurs actes conformément aux textes en vigueur.

“La révolution, c’est un train quand d’autres sortent, d’autres rentrent”, cette parole  de Sékou Touré employée par le ministre dans ce contexte veut tout simplement dire que tous ceux qui ne sont pas à la hauteur seront remplacés.

Pour résoudre un tant soit peu ces problèmes, désormais tous les opérateurs seront suivis au poste frontalier avec l’appui de l’Office Togolais des Recettes (OTR), afin de mettre fin aux chargements illicites sur le territoire togolais ou ghanéen.

Par ailleurs le ministre a laissé entendre qu’à partir de maintenant, un transporteur de bois sans papier ou munis de faux sera frappé, d’une amende qui va de 1000 000f CFA et plus.

A un mois de la journée nationale de l’arbre, l’autorité a enfin invité les DP et DR à faire du reboisement de cette année une réussite dans le respect des mesures barrières.

Le secrétaire général et le directeur de cabinet ont aussi déploré les anciennes sales habitudes qui ont refait surface, malgré tous les conseils que l’autorité a donnés lors de sa tournée.

Source : environnement.gouv.tg

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