Les élèves en classe d’examen viennent de reprendre les L cours en vue des prochains examens que certaines filles devront passer avec une grossesse. De nos investigations, il ressort une augmentation des cas de grossesses précoces. De Lomé à Notsè en passant par Aného, plusieurs établissements scolaires publics comme privés sont affectés.

L e 2 0 mars 2020, le gouvernement togolais face à la menace de propagation du coronavirus a décidé de fermer tous les établissements scolaires du pays. Trois mois plus tard, les autorités ont décidé de rouvrir les écoles pour permettre d’abord aux élèves en classe d’examen de finir l’année sur une bonne note. A la reprise, et à la surprise des chefs d’établissement et enseignants, plusieurs cas de grossesses ont été enregistrés. Si le phénomène n’est pas nouveau, il a pris une ampleur inquiétante. Un fait qui connaît une progression au point de devenir «non pas un problème de société, mais un problème dans la société».

De Lomé à Notsé : Plusieurs cas signalés

4 élèves du lycee de TOGOVILLE (45 KM de Lome) dans une classe de terminale sont tombées enceintes durant cette période de confinement

Selon une source proche du Lycée de Togoville (Préfecture de Vo 45 km de Lomé) que nous avions eu au téléphone au cours de nos investigations, 4 élèves dans une classe de terminale sont tombées enceintes durant cette période de confinement. Trois d’entre elles ont repris les cours avec la grossesse. La dernière aurait avorté selon ses camarades. «Ici, ce n’est pas nouveau. Chaque année, nous sommes confrontés à ce problème. Quand les écoles ont été fermées, nous avions, pris sur nous notamment par les réseaux sociaux d’appeler les élèves à la vigilance mais apparemment le message n’est pas passé », a confié cet enseignant, avant d’ajouter : «ici les enfants manquent des centres de loisirs. En dehors de l’école, ils ne trouvent pas un autre lieu pour se divertir alors certains se tournent vers le sexe avec toutes les conséquences». A en croire cet enseignant, « les grossesses en milieu scolaire ne  cessent de grimper chaque année dans la localité » et plusieurs écoles sont concernées. Aného n’est pas un cas isolé. Dans d’autres contrées du pays, le phénomène atteint des proportions inquiétantes.

à Notsé, ville située à un peu moins de 100 km au nord de Lomé. En effet, dans l’inspection secondaire de Notsé à la reprise des cours le 15 juin dernier, 9 cas de grossesses ont été répertoriés dont 3 au Lycée de Tado, trois au CEG Tohoun et 3 au Collège protestant de Tado.

C’est le cas notamment à Notsé, ville située à un peu moins de 100 km au nord de Lomé. En effet, dans l’inspection secondaire de Notsé à la reprise des cours le 15 juin dernier, 9 cas de grossesses ont été répertoriés dont 3 au Lycée de Tado, trois au CEG Tohoun et 3 au Collège protestant de Tado. « Je ne suis pas surpris. Mais ce qui est déconcertant, c’est que nous avons l’impression que ce phénomène se banalise. Et c’est très grave », explique Théo, enseignant d’Histoire-Géographie. Le nombre de cas de grossesses en milieu scolaire est inquiétant dans cette localité. Selon une source locale, parmi les auteurs des grossesses, il y a au moins un enseignant.

A Lomé, le phénomène est moins visible que dans les contrées reculées du pays. Les quelques établissements investigués ont laissé entendre qu’ils n’ont enregistré aucun cas à la reprise des cours. C’est le cas du Lycée de Hédzranawoé. Mais selon les confidences d’un enseignant, certains chefs d’établissements rechignent à communiquer les chiffres.

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