Au Togo, le gingembre est produit comme une plante annuelle. Sa reproduction se fait par voie asexuée par éclats des rhizomes. La production nationale du gingembre s’élève à 60 000 tonnes. Malgré cette production relativement faible, cette filière prometteuse attire les investisseurs.

En effet, La préfecture de Wawa (Région des Plateaux) abritera bientôt une usine de transformation de gingembre et de poivre. L’infrastructure, portée par une entreprise locale et des partenaires canadiens et allemands, doit contribuer à renforcer la filière, en pleine évolution.

Environ 13,5 milliards FCFA seront mobilisés pour mener à bien ce projet. L’usine, qui prévoit de créer près de 4000 emplois à travers la collecte, le stockage, le traitement, la transformation et la commercialisation, table sur une production d’au moins 200 000 tonnes de gingembre frais d’ici 2022, et 10 000 tonnes de poivre d’ici 2024.

Il faut dire que le Togo ne manque pas d’atouts. Selon, selon l’Institut de recherche Agronomique (ITRA), des sols alluvionnaires, limoneux, sablo-limoneux ou sablo-argileux conviennent très bien à la culture du gingembre. En effet, dans les meilleures conditions, on peut obtenir 20 à 30 tonnes/Ha de gingembre frais. En conditions courantes, le rendement moyen avoisine 10 à 20 tonnes/ha tonnes/ha de rhizomes frais. Le standard mondial est compris entre 35 et 40 tonnes par hectare.

Mais si les autorités togolaises arrivaient à apporter une solution aux nombreux goulots d’étranglement de la filière comme la mauvaise qualité des racines, le manque de mécanisation et la faiblesse de la productivité, en plus des sols prédisposés à la culture du gingembre, le pays pourrait augmenter sa production, indiquent les spécialistes.

Ce qui pourrait permettre aux producteurs locaux et aux transformateurs de conquérir le marché local encore très dépendant des importations.  

 

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