Le changement climatique et ses conséquences sur les terres cultivables obligent désormais les paysans à user de nouvelles approches pour de meilleurs rendements. C’est le cas de l’agroforesterie. Une mode de production agro-écologique associant sur une même parcelle des plantations d’arbres à d’autres cultures, dans la perspective d’effets bénéfiques réciproques.

Au Togo, le gouvernement semble décider à promouvoir cette méthode. « Le gouvernement à travers sa politique de développement agricole cherche aujourd’hui à amener les producteurs à pratiquer les techniques d’implantation d’arbres fertilitaires dans leurs champs cultivés, de façon à résoudre durablement les problèmes nutritionnels, environnementaux et économiques qu’ils rencontrent quotidiennement », explique le Ministère de l’Agriculture.

Depuis 1992 plus de cinq millions (5.000.000) d’arbres plantés et trente mille (30.000) familles paysannes togolaises ont bénéficié des projets et programmes de l’association pour la promotion des arbres fertilitaires, de l’agroforesterie et la foresterie (APAF). « Ce projet a permis : entre autres, d’augmenter des rendements et de diversifier durablement les productions vivrières pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle locale ainsi que la commercialisation des surplus de production sur les marchés locaux ; Enrichir la biodiversité, donc renforcer la capacité de résilience du milieu ; Réguler les cycles de l’eau et améliorer ses ressources ; Lutter contre le changement climatique par la création de puits de carbone », souligne le département en charge de l’Agriculture.

AIMES-AFRIQUE promeut l’agroforesterie…

Au côté du gouvernement togolais, l’Association Internationale des Médecins pour la promotion de l’Education et la Santé en Afrique (AIMES-AFRIQUE) engagée dans la lutte contre la déforestation et le changement climatique, est convaincue de l’efficacité de cette technique. Dans ce sens, l’organisation fondée par Dr Michel KODOM a initié un projet dénommé « PROCLIM ». Dans le cadre de ce projet appuyé par la Coopération Allemande (BMZ) , AIMES-AFRIQUE a organisé un atelier de formation sur « l’Agroforesterie et les changements climatiques » à l’intention de ses dix villages (les dix villages dans lesquels l’organisation met en œuvre plusieurs projets de développement : Timbou, Tchifama, Takpamba, Illico Atalote, Kuma-Apoti, Djamde, Dzegbakondzi, Fazao, Djapleme) du 25 au 30 janvier 2021 pour la zone sud à Kpalimé puis du 1er au 06 mars 2021 pour la zone nord à Kara.

Des formées sur la fabrication et l’utilisation des foyers améliorés

A la suite de cette formation, l’organisation prévoit la mise en terre de 30 000 plants dans ces villages. « Il s’agit de créer de micro climat dans les villages et de récupérer et d’enrichir les sols pour l’agriculture », explique les responsables de AIMES-AFRIQUE.

En outre, AIMES-AFRIQUE prône le remplacement progressif des équipements traditionnels de cuisson par des équipements améliorés et économes en consommation d’énergie. C’est ainsi, elle a organisé du 14 au 23 avril 2021, une formation des Femmes des 10 villages de AIMES-AFRIQUE sur des foyers améliorés, économes en énergie de cuisson.

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