Pour mieux gérer les risques de catastrophes et répondre rapidement et efficacement en situation de crise ou d’urgence, le Togo s’est doté depuis quelques années de deux importants documents de planification à savoir : le Plan national de contingence (PNC) et le Plan d’organisation de la réponse de sécurité civile (ORSEC). Aujourd’hui, de nouvelles réalités exigent leur actualisation. C’est l’objectif pour lequel les différents acteurs de la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes ont été réunis en atelier par l’Agence Nationale de Protection Civile (ANPC), ce mercredi 20 avril 2022 à Lomé, pour se plancher sur la question.

A l’ouverture des travaux, le Lt-col Yoma Baka, Directeur général de l’Agence Nationale de Protection Civile (ANPC), dans son mot de bienvenue, a expliqué que la plupart des pays du monde y compris le Togo sont confrontés régulièrement à des situations d’urgence qui constituent des entraves pour les politiques de développement. Ainsi, ces situations exigent une bonne gestion pour ne pas compromettre le développement voulu par les gouvernants. L’objectif de la rencontre, a-t-il souligné, est donc de faire une analyse approfondie dans une approche anticipative et adaptative pour la gestion des situations de catastrophes dans le pays.

La table d’honneur à l’ouverture des travaux

C’est le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, Col. Akobi Mensah, représentant son ministre de tutelle, qui a officiellement ouvert les travaux. Dans son allocution de circonstance, le Col. Akobi Mensah a indiqué que « face aux conséquences désastreuses des situations d’urgences ou de catastrophes, une bonne planification des actions coordonnées et concertées demeure indispensable pour protéger les communautés ». A cet effet, le Togo a mis en place depuis 2007 des mécanismes et instruments qui ont permis «  au pays d’amorcer le renforcement des capacités des acteurs d’intervention et la résilience des populations en général et des communautés vulnérables en particulier ». Mais, ces instruments ont montré leur limite avec la crise sanitaire liée au covid et la montée du terrorisme et de l’extrémisme violent.

Ainsi, l’actualisation des deux plans susmentionnés « s’inscrit dans une démarche anticipative et adaptative à partir d’une synthèse des connaissances sur les aléas récurrents dans le pays afin de faire des projections pour la gestion des situations de crise que pourraient causer les aléas les plus probables dans la période couverte », a souligné le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile.

Prévu pour durer quatre jours (du 20 au 23avril), les documents actualisés permettront, espèrent les autorités, aux structures d’intervention d’apporter le secours aux sinistrés et l’assistance aux sujets affectés et vulnérables, le plus rapide et efficace possible, en évitant les pertes de temps, la duplication des interventions, les omissions, voire les injustices, conformément aux principes humanitaires universels.

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