Togo : plus deux millions de personnes pourraient basculer dans la pauvreté  

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19% de la population est considérée comme susceptible de retomber dans la pauvreté

Dans un nouveau rapport sur le Togo, la Banque mondiale indique qu’entre 2018 et 2019, l’incidence de la pauvreté était estimée à 45,5% soit 3,6 millions de personnes. Et la crise sanitaire pourrait faire basculer encore des milliers de togolais dans la pauvreté.

Le Togo semble progressivement sortir de la pandémie même si les conséquences économiques  demeurent importantes, la reprise de l’activité est vigoureuse.  Mais tous les Togolais ne sortent pas indemnes de ces deux ans de crise qui auraient fragilisé plus de deux millions d’entre eux.

Selon le rapport  intitulé « investir dans les pauvres et les vulnérables pour une prospérité inclusive : une évaluation de la pauvreté et de la situation du genre au Togo », 19% de la population était considérée comme susceptible de retomber dans la pauvreté. «  Ce qui signifie que plus de 5 millions de Togolais au total sont pauvres ou vulnérables à la pauvreté », précise l’Agence togolaise de presse (Atop).

Cependant, précise document,  l’Indice de Pauvreté Multidimensionnelle (IPM) du Togo, est de 0,21 le plus faible de la région de l’UEMOA (pour référence, l’indice est de 0,22 pour la Côte d’lvoire et de 0,32 pour le Bénin). « Les calculs effectués par le personnel de la Banque mondiale à partir des taux de croissance passés du Produit Intérieur Brut (PIB) par habitant et des agrégats de bien-être de 2018/19 montrent une diminution de l’incidence de la pauvreté d’environ 7 à 9 points de pourcentage entre 2011 et 2018/19 », explique l’Atop.

En effet, la performance économique globale observée entre 2011 et 2018/19 a probablement contribué à la réduction de la pauvreté. Le pays a enregistré une croissance économique relativement plus forte de 2011 à 2018/19 que de 2000 à 2010 (une moyenne annuelle de 3,2% et 1,2%, respectivement). Cette croissance a probablement profité aux pauvres en raison des fortes contributions des secteurs de l’agriculture et des services, qui emploient respectivement 65% et 25% des pauvres.

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