AVC : Les trois premiers signes d’alerte  

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image médicale illustrative

Au Togo, en 2020, 3776 personnes ont été victimes d’un Accident vasculaire cérébral (AVC). Mais ce chiffre est loin de refléter la réalité  car de nombreuses victimes ne se rendent pas dans les hôpitaux. Une étude réalisée entre 2017 et 2018 donne entre 5000 à 6000 personnes voire plus qui font des AVC chaque année, ce qui représente un taux de prévalence de 1,7 à 2,4 pour 100.000 habitants.

Un accident vasculaire cérébral est provoqué par l’interruption de la circulation sanguine dans ou vers le cerveau (un vaisseau sanguin est bouché ou se rompt). L’AVC provoque alors plusieurs signes et symptômes caractéristiques.

Il faut préciser que les signes de l’AVC varient en fonction de la zone du cerveau touchée et de la gravité de la lésion. Ils traduisent une perte d’une ou plusieurs fonctions du cerveau. Mais, parmi les manifestations les plus fréquentes de l’accident vasculaire cérébral, on retrouve :

  • une déformation de la bouche (lèvre tombante d’un côté, sourire asymétrique) ;
  •  une faiblesse, un engourdissement ou une paralysie de la moitié du visage ou du corps : la personne ne peut pas lever l’un de ses bras ou l’une de ses jambes (ou garder le membre en l’air) ;
  • des difficultés à s’exprimer (troubles de la parole) : la personne n’arrive pas à parler, à répéter ou à comprendre des phrases simples.

Selon les médecins, ces 3 signes d’alerte peuvent être accompagnés, tout aussi soudainement, de troubles de l’équilibre, de maux de tête intenses ou d’une baisse de vision. Dans tous les cas, en présence de ces signes, il faut rapidement amener la victime dans un centre de santé car, face à un AVC, « il est primordial, d’agir vite. C’est très  important », martèle Dr Fulbert Kambiré, médecin généraliste.  

En rappel, l’AVC représente environ 50% des patients hospitalisés dans les services de neurologie des CHU du pays. Cette pathologie constitue « la 3eme cause de tous les décès confondus au Togo en 2019 et la 1ere cause de handicap moteur », a souligné Dr Messanvi ALOUMON, Médecin Cardiologue.

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