Togo: Pour une bonne rentrée, le gouvernement s’active sur tous les fronts

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Le ministre des enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat, le Prof. Komla Dodzi KOKOROKO

La fin des vacances scolaires approche. Il ne reste plus que quelques jours avant de retourner en classe et de rouvrir ses cahiers. Les élèves sont attendus dans les établissements scolaires le 26 Septembre. Pour que cette rentrée se déroule dans de bonnes conditions et plus globalement l’année académique, le gouvernement togolais s’active sur tous les fronts.

D’abord sur le plan des infrastructures.   Dans le cadre de la mise en œuvre du programme P9 relatif à « l’augmentation de capacités d’accueil scolaire » conformément à la feuille de route gouvernementale 2020-2025 qui vise la construction de 30.000 salles de classe à l’horizon 2025, de nouvelles infrastructures sont construites dans plusieurs écoles. Il s’agit pour les autorités togolaises de renforcer la capacité d’accueil des établissements scolaires.  

Le 1er septembre dernier, c’est ministre des enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat, le Prof. Komla Dodzi KOKOROKO, en personne, qui a présidé dans l’enceinte du CEG Kpeto (commune Danyi 2), la cérémonie de remise de nouveaux bâtiments scolaires à trois établissements à savoir le CEG Kpeto, l’Epp Danyi-Kpeto et  Le Lycee Apeyeme. « Lycée Danyi APEYEME a bénéficié de douze (12) salles de classe plus un (1) laboratoire entièrement réhabilités et la construction de deux (2) blocs latrines composés de trois (3) cabines chacune dont une pour les personnes handicapées. Le CEG KPETO a réceptionné de son côté trois (3) salles de classe réhabilitées et un nouveau bâtiment de quatre (4) salles de classe. L’ouvrage inauguré à l’EPP DANYI KPETO est composé d’un bâtiment de 03 salles de classe avec bureau et magasin », a détaillé le Ministère des enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat.

Du dialogue pour une rentrée apaisée…

Au Togo, les rentrées scolaires se font souvent sous tension. Les syndicats attendant toujours plus du gouvernement. Mais pour cette rentrée scolaire (2022-2023), le gouvernement s’inscrit dans l’anticipation. C’est ainsi qu’une rencontre spéciale dans le cadre du Conseil National du Dialogue Social (CNDS) s’est tenue, le 09 septembre dernier, entre les différents syndicats et une délégation gouvernementale. L’objectif est de faire une revue des mesures prises par le gouvernement et de recueillir les attentes et préoccupations. « Nous avons aussi écouté le ministre des Finances qui nous a donné une approche de la réalité financière du pays et nous nous sommes prononcés sur l’état de mise en œuvre du mémorandum (signe en mars 2022. Sans ambages, tout ce que nous avons dit, se met à l’œuvre », a déclaré Kanitom Kofi, porte-parole des fédérations de syndicats d’enseignants, avant de, toutefois, souligner « qu’il y avait à accélérer un certain nombre de points ».

«Par rapport aux interventions des fédérations des syndicats des enseignants, nous nous sommes rendus compte que le gouvernement, tout comme les autres acteurs, ont beaucoup travaillé pour que le protocole d’accord relatif au secteur de l’éducation signé en 2019, ainsi que le mémorandum d’entente sur le secteur de l’éducation qui avait été signé le 10 mars 2022, que les dispositions et les engagements qui avaient été souscrits sont respectés. A cet égard, le gouvernement annonce que dans les prochains jours, les résultats du concours de recrutement des enseignants sera proclamé et la proclamation de ces résultats permettra d’intégrer un certain nombre d’enseignants volontaires », a indiqué le Ministre Gilbert Bawara, en charge du Dialogue social.

Et de poursuivre, « nous sommes conscients que les rentrées scolaires peuvent souvent être synonyme d’angoisse, d’inquiétude pour les parents d’élèves, pour les familles par rapport à la situation qui prévaut aujourd’hui, parlant de la vie chère, du coût des fournitures. La période très difficile que notre pays, à l’instar des autres pays à travers le monde a connu avec la crise sanitaire, avec les répercussions de la crise en Ukraine, son impact avec la hausse des produits pétroliers, l’inflation galopante qui est observée, avec la situation qui prévaut dans la sous-région ouest-africaine,  à laquelle notre pays n’échappe pas parce que nous avons connu des cas dans la région des Savanes, a induit un certain nombre de difficultés y compris en matière de vie chère».

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