Selon les médecins, manger du porc cru ou mal cuit n’est généralement pas une bonne idée à cause du risque la cysticercose, l’infestation parasitaire par les larves de ténia. Ce parasite peut survivre dans l’organisme humain et être dangereux pour la santé.
L’homme peut donc s’infecter de deux manières : en consommant de la viande de porc infestée qui n’est pas suffisamment cuite ou en ingérant des aliments ou de l’eau contaminée par des matières fécales et contenant des œufs, ce qui entraîne le développement de cysticerques contenant des formes larvaires de Taenia solium (cysticercose). « Ces œufs sont très résistants et peuvent survivre dans le milieu extérieur pendant plusieurs mois, voire années », affirme le Centre René Labusquière, Institut de Médecine Tropical (France).
Une fois dans l’organisme, les larves peuvent se développer dans les muscles, la peau, les yeux et le système nerveux central où ils peuvent entraîner une neurocysticercose qui peut être fatale. « La cysticercose atteint les deux sexes. Elle est observée à tout âge y compris chez les nourrissons », explique le Centre René Labusquière.
La cysticercose affecte plus de 50 millions de personnes dans le monde et entraîne plus de 50 000 décès chaque année. Elle a été ajoutée par l’OMS à la liste des maladies tropicales négligées. Selon les informations, actuellement la maladie est très fréquente dans les pays en développement mais largement sous-estimée. Des pays comme le Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Burkina-Faso, et le Togo sont notamment cités.
Pour éviter cette maladie, il est conseillé d’éviter que les porcs aient accès aux matières
fécales humaines en ne leur permettant pas de divaguer librement, en les vaccinant et en
procédant à des traitement antihelminthiques de masse. « Les mesures spécifiques comportent, outre le déparasitage des porteurs de T. solium, la lutte contre le péril fécal, le renforcement de l’hygiène des aliments et de l’eau, le contrôle des élevages de porcs, l’interdiction de l’abattage clandestin des porcs, l’inspection vétérinaire de la viande de porc », ajoute le centre.
